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C’est clair que le rap féminin au Bénin , n’est pas ce qu’il y’a de plus prospère. Faible effectif de talents ou juste peur de se lancer dans cette aventure qui semble doublement dur pour les femmes. Le rap pendant longtemps a été considéré comme une musique de voyou et par ricochet , une musique taillée pour les garçons. Une fille qui s’y prête est tout de suite taxée de tous les vices. Cet état de chose même si il semble bouger un peu de nos jour, n’a pas vraiment changé; mais malgré tout, certaines jeunes femmes au Bénin ont décidées de ne pas faire du zouk(lol) et de faire la musique qu’elles aiment : le rap, contre vents et marrées …. Retour sur le parcours(même à mi chemin) de ces rappeuses : des plus anciennes aux plus récentes. 

McMca:

Des plus talentueuses que le rap game béninois ai connu, la technique était son plus gros atout. On aurait eu nôtre Diam’s à nous si sa carrière n’avait pas été très tôt écourtée pour des raisons que nous ignorons( peut être elle est tombée enceinte mdr). C’était l’une des premières révélations pour ne pas dire la première. Son flow était très technique mais surtout rare pour une débutante. Même si aujourd’hui on en compte pas une flopée, son courage et sa détermination force l’admiration surtout dans un contexte où la femme ne devait pas trop se faire voir et encore moins se donner à cette musique de « voyous ». Cette détermination  a incitée d’autres rappeuses à sortir de leur tanières

Moona :

Ex membre du groupe « Taka Crew Records », Moona une autre amazone du rap béninois (vivant au Sénégal)  a forcé le public béninois à l’aimer. Lyriciste de grande classe, elle sait toucher la sensibilité de ceux qui l’écoute par les thématiques qu’elle abordait dans ses chansons. La rage et la révolution dans ses textes faisaient sa particularité. Elle est ce qu’on peut qualifier d’une rappeuse totalement engagée et panafricaine. Elle continue même jusqu’à ce jour à entretenir sa relation avec le micro.

Sista Kash :

Nombreux l’auraient oublié sauf les anciens, parce que d’elle se dégageait une fougue et une énergie  spéciale, que ce soit dans ses morceaux,dans ses clips ou sur scène. Gabonaise d’origine, son parcours dans le rap au Bénin s’est encré à Porto-Novo où elle fit son cour secondaire. C’est aussi dans cette ville qu’elle où elle se forge une côte de popularité inestimable. N’oublions pas qu’elle faisait partie du collectif Academia N Dimension sous la direction de l’ancien rappeur ISHAQ .

Kouadja :

C’était l’une des grandes révélations enregistrées en 2015. Pour sa jeunesse et son talent, beaucoup l’admirait jusqu’aux déscolarisés. Son choix de rapper en langue Fon était un véritable  avantage pour elle , parce que ça lui permettait de toucher  un  grand public et ceci c’était une première à l’époque ! Le morceau « Awa » reste son plus gros succès.

Beezy Baby :

Avec ses textes et sa rage pour le rap, elle est arrivée à attirer l’attention de tout le monde à une époque où le rap féminin était mort. Elle a fait ses débuts avec le défunt rapeur Rim-K. Elle a tenue pendant longtemps tant bien que mal en vie le rap féminin béninois. Plusieurs morceaux à son actif dont une mixtape : »Un seul trône, une seule reine ».

Carmen 

Carmen est une artiste au talent énorme. Très réservée de nature, il faut croire qu’elle emmagasine son énergie pour la déversée au micro. Présente sur le Cypher 1 du WAHH 2017 ( dont elle fut l’une des révélations) , CARMEN reste une artiste aux multiples facettes , qui se sent totalement à l’aise sur des prods de différentes couleurs.

Prissy D 

« Je Suis Là », c’est le 1er single officiel de l’artiste. Signée sous l’écurie MEKO PROD , la jeune rappeuse a le talent et le flow nécéssaire pour prétendre à une place au sein du panthéon du rap féminin au Bénin. Seulement , elle ne dispose pas vraiment de morceaux sur lesquels on peut évaluer à long terme la fougue qu’elle affiche dans son premier morceau et celui fait avec la MEKO FAMILY

Nelly D :

Auto proclamée « Lionne du rap game béninois » , cette rappeuse était totalement inconnue au bataillon. Le travail et la communication autour de son morceau  » ils sont combien » ont révélés l’artiste. Elle n’est pas vraiment ce qu’il y’a de plus technique, mais elle dispose quand même de certaines armes pour se défendre.

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