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DAH

Si au tout début du hip-hop au bénin, celui-ci était tourné vers nos valeurs endogènes : le vodoun,les pratiques sociétales et d’autres thématiques ayant trait à la société béninoise et je pense notamment à SAKPATA BOYS et à H20 , le rap béninois s’est vu être développé sur d’autres thématiques notamment le quotidien du jeune béninois,les souvenirs d’enfance,la dénonciation des politiques meurtrières et de paupérisation des populations,la célébration de la femme et sans oublier , la thématique qui a reçu le plus de clientèle : L’EGOTRIP. Qui est à la fois une thématique parce que centrée exclusivement sur le « MOI » du rappeur, et à la fois un type de rap. Pendant longtemps nous avons découvert des morceaux dans lesquels chaque rappeur, se disait le meilleur : Entre les « wesh je suis le best », « Tu peux pas test mon équipe » et les « Je suis le pape du rap »,« Ces négros veulent me diss », « J’ai le cash et le flow » . Ces morceaux ont eu de francs succès auprès des mélomanes il y’a quelques années , et je pense à l’exemple type : « ALLER RETOUR «  de BLAAZ , « Où est ma monnaie ? » du CCC ou encore « Dirty » de BlaazFem .

Mais avec le temps, l’égotrip s’est vu ravir la vedette par les thématiques de plus en plus crues. Apologie du sexe, de la drogue,de la violence, de l’alcool. Le public est devenu de plus en plus  friand des gros mots , des scènes d’ébats sexuels racontés. Le succès des morceaux de VANO BABY, TOGBE YETON et TYAF ne viennent que renforcer cet état de choses.

Mais aujourd’hui , un autre type de registre semble tutoyer celui de la vulgarité : Celui des hymnes à l’espoir, à la richesse,à l’amélioration de la situation des jeunes… SIANO BABASSA a annoncé de nouveau les couleurs de ce registre , que le public a très vite accueilli avec son morceau « AGBA MAN WA » . Cet accueil oblige l’artiste à récidiver avec son morceau « DJOGBE » qui est également un morceau d’espoir. D’autres sorties comme « AUTO AUTO » de Master ked ou encore récemment « AGBA NAN BIO HOUEGBE » de FIRST KING et « TCHAKI » de T GANG

Ces morceaux deviennent des morceaux dans lesquels se retrouvent plusieurs jeunes béninois. Ils retracent parfois le parcours de certains , leur apportent des conseils et les poussent à travailler, pour  gagner plus d’argent , afin de clouer le bec à « ceux qui n’ont jamais cru en eux ». Ce registre de morceaux devient un vrai repère identitaire pour ces jeunes qui cherchent à joindre les deux bouts, et devient par conséquent l’un des registres de musique les plus demandés sur le marché béninois actuel. Chanter l’espoir ou de beaux jours pourrait-il voler la vedette à la vulgarité ? Le débat reste ouvert….

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