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Par Dah AGBOCAME

Certes , il est souvent dit que l’artiste ne meurt pas, à cause de la présence de ses œuvres qui restent malgré son départ de ce monde. Mais il y’a un fait qui tue encore une fois l’artiste disparu, c’est l’oubli des un et des autres. Au Bénin , un artiste est adulé , tant qu’il fait danser, tant qu’il produit des spectacle et rassasie l’ouïe des mélomanes. Mais dès que celui ci est absent pour une raison ou une autre,(Malade ou décédé) , nous savons comment des artistes sont décédés sans même le strict minimum pour s’acheter un paracétamol. Nous savons comment certains artistes sont partis parce qu’ils attendaient une quelconque aide financière qui n’est jamais venue.Tant qu’ils sont en forme et sur scène tous les fans se revendiquent lui appartenir, mais quand la barque tangue un peu, plus personne. Ce que nous essayons de dire est qu’il faut toujours continuer à se souvenir de ces artistes là qui nous on fait rire, chanter ou danser. Y’a que réellement comme ça , qu’il ne « mourront jamais » comme on le clame. 

C’est à cet exercice que se donne CRISBA : formuler une oraison funèbre à ces artistes béninois, à ses anciens à lui qui ne sont plus de ce monde. Le refrain en dit tant : CRISBA fait appelle à « AZIZA » : le génie de la création, pour qu’il vienne prendre possession de lui , afin qu’il rende hommages à ses anciens. Le texte,la mélodies,la prod’ vous donnent indubitablement des frissons. Et certains en seraient même venus aux larmes. Chaque mot, chaque rime viennent prouvent que ce morceau est ressenti par l’artiste lui même. Bien au delà d’une interprétation , CRISBA , ressent un certain vide suite à la disparition de ces artistes. Quand à la vidéo , le  scénario , le filtre blanc noir , l’habillement en noir de l’artiste, tout semble réuni pour partager cette émotion, cette nostalgie de ces moments où MARCELLINE ABOH nous faisait rire par ses injures , ou les airs de salsa que nous procurait BAYO AGONGLO , ou encore la folie au micro du CAPITAL KING STREET RIM-K ou simplement les louanges à DIEU d‘APOLLINAIRE SOGLO … 

Ce morceau est la « minute de silence » de CRISBA , mais en chansons , pour saluer l’hommage de ces illustres disparus. Au delà de cet hommage, ce morceau peut sembler paraître comme une sorte de prière que l’artiste formule envers ses aînés afin que de là où ils sont qu’ils le gratifient de leur génie. Encore une fois CRISBA a montré qu’il n’avait aucun problème sur une telle ou telle thématique ou sur n’importe quel prod que ce soit, bravo l’artiste!

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